Détenir un titre professionnel canadien peut s’avérer gratifiant, mais le processus est fastidieux. Essayons d’abord de comprendre le monde de la certification professionnelle.

Généralement, les professions sont réglementées par les normes du travail et les associations professionnelles. Ces dernières ont l’objectif de veiller aux conditions d’exercice d’une activité et surtout de protéger le public de pratiques déloyales. Leurs membres doivent respecter certaines normes pour pratiquer leur métier et conserver un titre reconnu. Cependant, tous ces titres ne sont pas équivalents; alors que certains sont obligatoires, d’autres sont seulement facultatifs.

Titres professionnels obligatoires

Les titres professionnels, quelquefois considérées comme des permis d’exercice, sont exigées par la loi dans certains domaines. Par exemple, le droit civil québécois entourant les codes des professions interdit d’utiliser un titre professionnel sans avoir été autorisé par l’association de référence de chaque province. Il peut s’agir de comptabilité, de médecine dentaire, comme d’aviation. Ces titres sont généralement conférés par un diplôme sanctionnant un programme universitaire reconnu par un ordre professionnel provincial. Toutefois, le processus dépend du domaine d’expertise : alors que certains titres nécessitent un baccalauréat, d’autres (tels que celui de médecin) exigent une maîtrise, ou encore une formation professionnelle. De même, certaines disciplines sont très réglementées, alors que d’autres sont moins restrictives.

Titres professionnels facultatifs

Les titres professionnels facultatifs ne sont pas exigées pour pratiquer une activité, mais elles témoignent d’une connaissance précise et offrent un avantage concurrentiel. Même si ces certifications ne sont pas exigées par la loi pour exercer une activité, les employeurs pourraient préférer les candidats qui en détiennent une s’ils estiment qu’elle est essentielle pour le poste offert. Par exemple, selon Service Canada, les appellations liées à l’audit telles que celle d’auditeur interne certifié (CIA) ne sont pas exigées pour exercer cette profession. En revanche, les comptables canadiens ont besoin d’un permis attribué par l’Ordre des comptables professionnels agréés (CPA), mais peuvent effectuer des audits dans leur domaine sans détenir le titre de CIA. On recense également des certifications ne conférant pas de titre particulier, mais démontrant des compétences dans certains langages de programmation ou sur un logiciel donné. Par exemple, Adobe offre une variété de certifications aux personnes ayant suivi des cours ou passé des examens sur ses produits. Que la certification témoigne d’une spécialité ou prouve votre aptitude à utiliser efficacement un logiciel au travail, elle est toujours précieuse sur votre CV.

Programmes universitaires

Les universités dispensent également des connaissances professionnelles dans des secteurs particuliers, toutefois certains programmes ne sont pas reconnus officiellement. Souvent, ils se déclinent par niveaux, et seul le programme d’excellence ou comportant une spécialisation est reconnu. Par exemple, l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) certifiera uniquement les étudiants en traduction du programme spécialisé et non ceux ayant suivi le programme commun. Soyez prudent dans le choix de votre programme et vérifiez les normes de certification exigées par votre ordre provincial. Les critères diffèrent selon les institutions et même selon les provinces.